Vivre dans la ville de Tunis est devenu un calvaire.
La conduite à Tunis est devenu très amusante que tu te crois dans Need for Speed. Des gens qui doublent de partout, gauche droite, peut importe. Ils tournent sans faire aucun signe et stationnent partout même au milieu de la route! La majorité des feux ne fonctionnent plus, et ceux qui marchent ne sont plus respectés. D'ailleurs, c'est très commun dans la Tunisie de nos jours de se faire klaxonner en s'arrêtant à un feu rouge. La nuit, même si le feu est vert, il est recommander de s'arrêter, regarder des deux côtés avant d'avancer timidement.
Se garer, le deuxième moment difficile de la journée. Tous les parking privés, publics, payant et gratuits et même certaines rues et distributeurs de tickets sont occupés par des stupid invaders qui te réclament des frais de stationnement sans aucune justificatif. En plus, ils sont impolis et jamais satisfait. Ces personnes malhonnêtes et insolant volent les recettes de municipalités.
En marchant, t'es surpris par l'état misérable des rues devenues sales. Le poubelles sont partout et les déchets aussi. Parfois tu sens l'odeur de cendres d'un tas de déchets qui a été brûlé par les habitants faute d'éboueurs. Beaucoup de secteurs publics sont encore en état de trance post-révolutionnaire et l'UGTT principal syndicat du pays et ancien allié de la dictature prend encore le pays en otage et paralyse depuis des mois pleins de secteurs vitaux comme l'éboueurs, le transport, etc.
Les gérants et propriétaires des cafés ont eux aussi pris part du gâteau révolutionnaire. En effet, la majorité des cafés ont fait des extensions et occupent maintenant tous les trottoirs. Se trouver obligé de marcher sur le goudronné est aussi commun dans le pays des libertés. En plus, comme l'initiateur de notre révolution est un marchant ambulant, toutes les rues sont occupées par des vendeurs de ce type. On y trouve tous types de marchandises: légumes, fruits, fruits secs, tabac, électroménager chinois, chaussures, parfums, vêtements ... Je n'ai pas vu, mais j'ai entendu dire même des joints !!!
Je ne vais pas aller jusqu'à regretter Ben Ali mais j'ai peur que cette liberté brusque ne vire vers l'anarchie totale. Je suis déçu de voir ce rêve du 14 janvier se transformer après 7 mois en un mini cauchemar et je me sens trahi par l’égoïsme de mes concitoyens.