23 avril 2011

Je suis un bon citoyen, j'exige mon ticket parking

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Il y a deux semaines, le gardien du parking de Sidi Bou Said me réclamait deux dinars pour le parking. Lorsque j'ai exigé mon ticket, il m'a demandé de payer uniquement un dinar. Au lac, il y a des intrus dans des parkings gratuits qui demandent une contre partie pour garder les voitures. Et le dernier cri, à Menzah 6, des jeunes occupent les machines à tickets et prennent les sous des gens.

Les parkings sont une source de revenus pour les communes. L'argent que nous payons pour garer nos voitures est destiné à la maintenance des parkings, l'aménagement d'espaces verts et la propreté de nos rues et villes.

Une nouvelle Tunisie développée ne se construira pas par le départ de Ben Ali et du RCD uniquement. Mais par un comportement responsable et une coupure avec les pratiques malhonnêtes et corrompues et des mauvais réflexes.

Les gardiens qui adoptent ces méthodes sont des voleurs des recettes de l'état, c'est à dire de notre argent. Nous sommes tous responsables de notre pays et nous participons à son développement. Et ne pas céder à ces pratiques et les dénoncer est notre devoir comme citoyens.

Dès demain, je fais preuve d'un bon citoyen, j'exige pour ticket parking ...

Mes impressions sur le meeting de Afek Tounes

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Il s'agit du quatrième ou cinquième meeting politique auquel j'assiste après Ettajdid et l'UPR. J'ai suivi d'autres via des transmissions sur Facebook ou Youtube. Le parti Afek a laissé chez moi une impression très positive qui a fait que ne me suis pas retenu pour y adhérer. Les différents intervenants ont parlé les grandes lignes du programme du parti dans les domaines politique, sociale et économique. Je ne vais pas entrer dans les détails du programme en lui même car les programmes des partis (qui ont déjà un programme) se ressemblent à quelques détails prêt à l'exception de quelques partis. Ce que Afek Tounes apporte de nouveau, c'est des gens qui donnent l'impression d'avoir les démarches et les idées claires pour l'application de leur programme et qu'il maîtrisent ce qu'ils avancent. Un programme aussi ambitieux et bien fait, n'a de la valeur que s'il est accompagné par les mécanismes et les moyens pour sa réalisation.

Mais, ce qui distingue Afek Tounes des autres partis se résume dans les points suivant:

Un parti autour d'une équipe et pas un leader
Tout le monde connait Moncef Marzouki, mais rares ceux qui connaissent que son parti s'appelle le CPR. De même la majorité des partis sont associés à des noms d'où le parti de Ahmed Néjib Chebbi et de Maya Jribi et le parti de Dr. Mraihi et le parti Mustapha Ben Jaâfar. Afek Tounes est un parti autour d'un groupe de personnes: une équipe. J'en ai retenu quelques noms comme Emna Menif très élégante, le brillant Sami Zaoui, Hatem Chelli et Hammouda Louzir.

Un travail de forme impressionnant
Il y a un travail de marketing et d'image très sérieux. Le parti possède une identité graphique claire et simple. Ils ont distribué des brochures, des livrets et des stylos portant le logo du parti. Les documents fournis sont très bien faits (qualité, forme et contenu). Le choix même du nom du parti est réfléchi. En effet, si on a du mal à retenir les noms des partis qui contiennent Libéral, Républicain, démocrate, progressiste tellement ils sont nombreux, le nom Afek reste facile à retenir et ceci est important dans toute cette armada de partis.

L'organisation du meeting
Le meeting était très bien organisé. Un groupe de jeunes à tenu unique ont assuré l’accueil des invités, les modalités d’adhésion et la distribution d'articles de fidélisation. Une buvette qui distribue gratuitement des boissons, biscuits et bonbons. La présentation et les interventions était bien préparés. A la fin, nous avons eu le droit à une belle mise en scène pour les réponses à des questions provenant de Facebook, Twitter ou des personnes intéressées par le parti.

Voilà mes impressions, un parti qui montre des signes de travail persévérant, sérieux et réfléchi.

20 avril 2011

Réponse à un anonyme

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Suite au commentaire anonyme que j'ai reçu à propos de la note "Mon avis en Rached Ghannouchi et Ennahda", j'ai voulu clarifier quelques points:

Mon article suit une logique très claire. Il commence par mentionner que je m'oppose au parti Ennahda. Ensuite, je cite les arguments qui soutiennent mon attitude. J'ai mis l'accent aussi sur ma relation avec la religion parce que traiter les gens d'athés, incroyants et islamophobes est très répandu actuellement. Ceci, bienque je suis convaincu qu'Ennahda ne représente pas l'Islam et que cette notion de parti religieux n'est qu'une marotte.

Pour le double discours d'Ennahda, tu peux chercher sur youtube et facebook ou les leaders d'Ennahda disent des choses contradictoires.

Diffammation et mensonges? Pour le financement et les relations d'Ennahda, je n'étais pas affirmatif, j'ai bien dit que je me pose des questions. Sinon, j'ai utilisé le verbe être au conditionnel qui indique l'évenualité. On a le droit quand même à se poser des questions, non?

Finalement, récement le PDP a annoncé sa couleur pour le voile. Ca leur fera perdre des voix certainement aux prochaines élections. Mais au moins, ils sont restés honnêtes à leurs idées. De même je suis sûr que Hamma Hammami est convaincu que le communisme est fini. Mais cette homme est resté honnête à ses idées. Par contre, Ennahda agit comme une couleuvre qui ne donne jamais un avis même pour condamner la violence.

19 avril 2011

Mon avis en Rached Ghannouchi et Ennahda

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Depuis un moment, l'idée d'écrire un article là où j'étale les raisons de mon refus pour le parti d'Ennahda et son chef Rached Ghannouchi me tente. L'objectif est de m'exprimer sur un sujet qui m'inquiète et qui inquiète beaucoup de gens. En plus, je sens qu'on tombe dans des classifications (croyants et non croyants, moderne et obscurantistes, etc.) et dans des stéréotypes. Ceci est dû peut être à deux raisons principales. Le premier est le fait que l'autre est encore une menace et que la culture de la différence n'est pas encore développée chez nous. Le second est que beaucoup de nous n'arrivent jamais à oublier l'image de la répression des religieux par BenAli, la guerre civile en Algérie et les lapidations et décapitations en Afghanistan, Iran et d'autres pays.

Je tiens à signaler que je me situe dans la case des Tunisiens musulmans qui font leurs prières, font le Ramadan, ... Et surtout ne triche pas, ne vole pas et mente rarement. J'ai vu l'opression religieuse de Ben Ali dans les yeux de ma mère ayant opté porter le voile dans la fin des années 80 et je les vécu avec beaucoup de mes étudiantes voilées contraintes à substituer leur voile par un bonnet et à entrer la fac par une deuxième porte pour éviter les gardiens.

Le double discours d'Ennahda
Issu de père sympathisant d'Ennahda, quand j'étais petit, quand le Cheik Rached parle à la télé, c'est le silence absolu. Là, je vois un autre Rached Ghannouchi et un autre Abdelfattah Mourou et un autre Hamadi Jebali qui parlent. Du rejet et la condamnation de la laïcité à l’approbation, il y a un gap énorme. J'ai du mal à croire que Rached Ghannouchi qui parlait avant sur les chaines de Golfe est le même Rached qui approuve le code du statut social.
Est-ce que les chefs d'Ennahda ont laissé tomber l'idéologie des frères musulmans? Est-ce une manoeuvre électorale? Quel avenir pour la Tunisie sous Ennahda?

Dans ce même cadre, je condamne le silence d'Ennahda face à des phénomènes nouveau dans notre société comme le Niqab ou encore les agressions dont été victimes plusieurs femmes et manifestations culturelles récemment et je le trouve complice.

Les alliances suspicieuses d'Ennahda et son financement douteux
Le deuxième point qui me fait peur est les alliances ou les amis étranger d'Ennahda. En effet, ce parti "serait" soutenu par des personnalités ou encore des gouvernements du Golfe de l'Iran. Et nous connaissons tous que ces pays là sont les derniers à prendre comme modèle en matière de démocratie et de respect des droit de l'homme. En plus, vu les dépenses actuels élevés du parti Ennahda (location du théatre de Sidi Mansour, Hôtel Palladuim, ...), les voitures, les gardes du coprs, je commence à me poser des questions sur le financement d'Ennahda. Dans ce même cadre, je rappelle que Ennahda a commencé son activité politique en Tunisie après le 14 janvier avec une oeuvre RCDiste Benaliste en utilisant le personnel et les bus d'une organisation publique (Massaif et Jawalan) avec des enfants (mineurs) qui chantent pour la vie du parti.

Enfin, un eventuel rapprochement entre les anciens RCD et Ennahda me fait vraiment peur quand à l'avenir politique du pays.

Ennahda et la démocratie
Ennahda a reconnu son implication dans des violences qui ont eu lieu dans la fin des années 80 et début 90. Ils ont payés certainement très cher le prix de ces actes mais ceci reste une tache très sombre.
En plus, la réaction d'Ennahda aux élections de 1989 n'était pas exemplaire (Pour plus de détails sur ce point voir ce lien ou le livre Mon combat pour les lumières de Mohamed Charfi).


15 avril 2011

Ennahda et la démocratie

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Mohamed Charfi dit dans "
Mon combat pour les lumières":

Au début, les islamistes tunisiens rejetaient toutes les règles démocratiques. J’ai encore la casette – qui a beaucoup circulé à Tunis – du discours d’Abdelfattah Mourou, à l’époque numéro deux d’Ennahdha (parti politique islamiste tunisien, non reconnu officiellement par le gouvernement), dans une réunion d’islamistes tenue en 1988 à Londres. En réponse à la question d’un islamiste du Machrek qui reproche aux islamistes tunisiens de se dire démocrates, il rappelle qu’ils agissent dans un milieu particulier, à savoir le peuple tunisien, chez qui l’idée démocratique est très répandue. Il ajoute que s’ils ne veulent pas être rejetés par ce peuple, ils doivent s’adapter. D’autant plus qu’un discours démocratique permet de s’assurer l’appui de l’Occident, soutien utile pendant les périodes de répression. Et de conclure que, du moment que le peuple est musulman et qu’ils représentent l’islam, le fait que les gouvernants soient désignés par le suffrage universel ne peut que les arranger. C’est donc l’aveu que ce parti a adopté le mot d’ordre démocratique par pur opportunisme. Comme si la démocratie était une simple règle de mécanique électorale




5 avril 2011

Le comrade Abdelsalem Jrad en voyage au Soudan

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Pendant ces moments très difficile que vit notre pays, le Comrade Abdelssalem Jrad est parti avec un autre membre de l'UGTT pour représenter la Tunisie pour 15 congés des syndicats Soudanais [Lien du site de l'UGTT]. Voiçi une lecture dans l'allocution de Monsieur Jrad sauveur de la Tunisie dans ce congrès.

Mr Jrad s'appprie la révolution en disant que c'est l'UGTT qui a encadré toutes les manifestations.

فقام بتأطير النضالات وتنظيم المسيرات الشعبية والاحتجاجات والإضرابات وصولا إلى قرار الإضراب العام بتونس العاصمة يوم 14 جانفي/يناير 2011، والذي تحوّل إلى أكبر اعتصام عرفته تونس في تاريخها أمام مقرّ وزارة الداخلية رمز القمع في البلاد

Ensuite, Monsieur Jrad parle de la dictature de Ben Ali dont il était un fervent allié.

ليسقطوا أحد أعتى الأنظمة القمعية والبوليسية في الوطن العربي

Puis il dénonce la corruption très répandue pendant l'ère Ben Ali et la condamne fermement.

ومحاربة الرشوة والفساد

Enfin Comrade Jrad vante les efforts de l'UGTT dans la création d'emploi et l'amélioration des conditions de travailleurs et le développement du pays.

فالتشغيل، وتطوير الحوار الاجتماعي، والقضاء على كلّ أشكال التشغيل الهشّ، وتعزيز منظومة الحماية الاجتماعية وإعادة الاعتبار لدور الدولة في إعادة توزيع الثروة وتحقيق العدالة بين مختلف الفئات الاجتماعية والمناطق الجغرافية بالبلاد ومحاربة الرشوة والفساد، كانت كلها مطالب وشعارات رفعتها الثورة وطالبت بتحقيقها وهي نفس المطالب الواردة بلوائح الاتحاد والتي ناضل الإتحاد من أجلها منذ تأسيسه.

Personnellement, je me pose plusieurs questions? Quelle est l'utilité d'aller au Soudan dans ce contexte économique et politique? Avec quel argent surtout? L'argent des travailleurs Tunisiens? Je compare ce voyage avec tout la polémique que le pays a connu après la compagne à 1000 euros du ministre de Tourisme pour relancer le tourisme tunisien. Finalement, Jrad et ses compagnons feront-il le tour du globe pour soutenir leurs amis syndicalistes?

3 avril 2011

Lecture très subjective de la scène politique Tunisienne

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Après des semaines d'observation du paysage politique tunisiens et de lectures des différents personnages et partis meublant la scène politique en Tunisie, j'ai abouti à ces conclusions que je partage. Ceci reste un avis personnel subjectif qui n'engage que ma personne.
J'ai évité de barrer des visages par respect à la race humaine.
  • Iadh Ben Achour est pour moi le personnage politique le plus crédible et le moins contesté en ce moment. Son rôle de modérateur et garant de la transition politique en Tunisie est très déterminant et le travail qu'il fait au CISOR est très important.
  • Feu rouge à Abdessalem Jrad et Abid Briki pour le rôle honteux de l'UGTT dans le sabotage de l'économie Tunisienne et toutes ces personnes au chômage après la révolution et son silence pendant 23 ans. Un syndicat aussi ne doit pas être mêlé à la politique.
  • Non à Hamma Hammami et Mohamed Kilani symboles du communisme et socialisme. Cette doctrine n'a jamais été démocratique. Au contraire elle nous a ramené les plus grands tyrans de la terre comme en Chine, en Corée du Nord et au Venezuela. En plus, nous avons besoin de construire un pays et c'est pas autour des coopératives agricoles qu'on réussira à le faire. Pour finir, bravo pour dissoudre la police et l'armée et armer le peuple.
  • J'aurai bien aimé que Rached Ghannouchi transforme Ennahda d'un parti politique à une association caritative qui subventionne les écoles coranique, maintient les mosquée et appelle aux bons mœurs sans offenser personne. Je suis très sceptique à lier la religion à la politique car la religion n'accepte pas à deuxième avis et tire sa légitimité d'une loi divine incontestable. En plus, j'ai du mal à accepter qu'il y ait des gens qui représentent la volonté de Dieu sur la Terre et je prône pour l'indépendance de la mosquée de toute propagande politique. Si les urnes veulent un parti à caractère religieux, je préférerai que ça soit autour de Abdelfattah Mourou.
  • Certains partis politiques méritent d'être suivis comme l'UPR de Dr. Mraihi, le PDP de Maya Jribi et Ahmed Néjib Chebbi et le FDLT de Mustapha Ben Jaafar. Ettajdid de Ahmed Brahim n'est pas mal non plus mais je reste toujours sceptique à la gauche. Moncef Marzouki n'est pas dans la liste pour des histoires d'affinité.
  • Les femmes démocrates de Sana Ben Achour tout comme ligue Tunisienne des droits de l'homme ont un rôle important pour renforcer la place de la société civile et de sensibiliser les gens et former un rempart devant le retour des pratiques de l'ancien régime.
  • Abdallah Kallel et Ahmed Fria sont deux visages de l'ancien régime dont le premier ne doit plus rester sur la scène politique. Le deuxième fait partie de ceux qui ont un intérêt à mon avis à s’éclipser au moins pour quelques années pour se faire oublier.
  • J'ai été toujours un admirateur de Kamel Morjane depuis l'ère Ben Ali vu son CV très respectueux et son passage par l'UNHCR. Je reste prudent quand à cet homme vu ma phobie du RCD dont il été membre décideur.
  • Mondher Thabet représente l'opposition de carton. Il a représenté avec Ismail Boulahia, Mohamed Bouchiha et d'autres une mascarade appelée opposition démocratique. Des gens comme lui et Borhane Bssaies n'ont plus de place sur la scène et représentent une menace au processus démocratique.
  • Yassine Brahim représente une génération de compétences Tunisiennes formés dans les grandes écoles françaises et américaines. J'aimerai bien le voir avec Said Aydi, Mustapha Kamel Nabli, Jalloul Ayed plus présents sur la scène politique.
  • Beaucoup de gens ne seront pas d'accord avec moi, mais je trouve que Mohamed Ghannouchi mérite un hommage pour tout ce qui a fait pour maintenir l'économie du pays. Il représente aussi une génération de politiciens qui ont travaillé avec Ben Ali et ont servi le pays. Je peux avancer des noms comme Moncef Ben Abdallah, Nouri Jouini et Afif Chelbi. On reproche peut être à Mohamed Ghannouchi son silence, mais nous étions tous silencieux et en d'autre terme coupables comme lui. Au contraire, j'ai apprécié qu'il soit resté autant de temps. Imaginez qu'il soit parti, qui 'aurai remplacé? AbdelAziz Ben Dhia? un retour de Hamed Karoui? Je vous laisse imaginer les dégâts.
  • Finalement, mon Non à Mezri Haddad est un Non au retour des Bourguibistes. Je dois beaucoup de choses à Bourguiba, je lui reproche plein d'autres choses. La page Habib Bourguiba est tournée comme Ben Ali.
Finalement, la Tunisie est notre pays à tous et la reconstruire est notre responsabilité. Et, il y a une place pour toute personne honnête compétente ayant la volonté de servir le pays.