28 décembre 2011

Ma feuille de route pour un parti démocrate tunisien

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Les réunions entre les responsables de partis politiques dont Afek, le PDP et Ettajdid ont beaucoup fait de bruit ces derniers jours. L'objet de ses réunions est la création d'un front ou d'un parti démocrates qui réunit le centre et le centre gauche tunisien. L'idée est fort intéressante mais risquée. Après les élections du 23 octobre, la gauche n'a plus droit à l'erreur. Une deuxième défaites serai un véritable arrêt de mort pour elle.


Cette note présente quelques idées et ma perception d'un nouvel front démocratique tunisien.

1- Un front pour un programme et non contre Ennahdha

J'ai toujours l'impression que la gauche n'est pas sorti de la peau de l'opposant faible opprimé victime dont l'unique raison d'exister et de dénoncer une injustice sans pour autant être capable de construire. On a vécu cela pendant la campagne du pôle et du PDP par exemple où il y avait une fixation sur Ennahdha. Rares sont les passages télé où les meetings où les militant du PDP et du PDM n'ont fait allusion à des dépassement de la part d'Ennahdha. On le vit actuellement dans l'exagération dans l'opposition et avec les acrobaties de Chebbi et Iyed Dahmani. Si un front ou un parti va être formé, il faut que son objectif ne soit pas contrer ou vaincre Ennahdha ni même faire l'équilibre avec elle. Il faut que l'objectif ou la raison de création soit un vrai programme à réaliser et une volonté d'être un acteur actif dans la scène politique tunisienne. D'ailleurs j'exige qu'un comité se charge dès maintenant à élaborer un programme politique, économique, social et culturel que chaque parti proposera à ses militants lors de la décision du merge. Ce programme contiendra les grandes lignes de la réflexion et l'idéologie de la nouvelle formation politique. Il servira également comme base des programmes électoraux qui seront présentés dans les prochaines échéances.

2 - Une connaissance de la réalité de la Tunisie

Je l'ai dit et je la répète toujours, la gauche doit sortir de son tour d'ivoire. Il faut se doter d'un discours plus proche du peuple tunisien pas des Menzah et Marsa mais toutes les villes et les villages de Tunisie. Il faut également éviter de choquer les gens en touchant  des choses qui sont sacrés pour lui comme l'identité et la religion. Un exemple très simple, le pôle avait mentionner dans son programme l'égalité dans l'héritage. Cette idée même si elle peut plaire aux femmes démocrates et quelques intellectuels, n'est pas très bien accueillie par une société misogyne et patriarcale. Elle se contredit également avec un texte religieux très explicite et donc peut être vu comme une atteinte à la religion. Les gens qui ont lancé cette idée ignorent même que la femme dans beaucoup de régions est privée même de sont part que lui donne la charia et qui va à son frère. La laïcité est également à mettre dans le casier. En gros, la gauche est entre deux choix : garder ses idées utopistes et idéalistes et se contenter de la taille que lui a donné les élections de 23/10 ou faire des concessions comme le fait Ennahdha en ce moment afin de devenir un parti de masse prêt pour gouverner. Il faut également se faire passer des qualificatifs moderniste et progressiste devenus synonymes d'athéisme et mécréance chez beaucoup de tunisiens.

3 - Une bonne gestion des ressources politiques

Certains visages ont été grillés pendant la dernière période et ne sont pas accepté par les masses. Leur présence ne fera que nuire à une coalition démocrates. Je cite par exemple les femmes démocrates, Jawher Ben M'barek le trotskiste mégalomane, Faouzia Charfi, Abdelaziz Belkhoja, Salah Zghidi, Hamadi Rdissi, Mohamed Kilani, etc. Ces quatre derniers, quand ils parlent ne font que fuire les gens vers Ennahdha. L'AFTD doit regagner les rangs de la société civile et abandonner la politique.

Une deuxième catégorie d'hommes politique doit prendre une petite pause et se cacher un peu car ils sont devenu consommés médiatiquement comme Ahmed Néjib et Issam Chebbi, Ahmed Brahim, Hammouda Louzir, Jounaydi Abdeljaoued et Iyed Dahmani. En contre partie, d'autres peuvent être mis en avant plan comme Moncef Cheikh Rouhou pour les sujets économiques, Fadhel Moussa, Mehdi Ben Gharbia, Emna Mnif, Yassine Brahim et Maya Jribi qui a gagné beaucoup d'estime des tunisiens.

Il serait également profitable de nourrir ce parti par quelques figures du CPR et FTDL comme Ksila, Bochra Bel Haj Hmida et Oum Zied. L'idée de courtiser quelques visages du gouvernement de BCE comme Jalloul Ayed, Said Aydi me semble également intéressante. Finalement, pourquoi pas des islamistes comme Slaheddine Jourchi ou Mourou profitant de sa récente mésentente avec Ennahdha.

4- Une bonne organisation pour mieux avancer

Le scénario cauchemardesque à éviter est que l'alliance se brise à l'approche d'une échéance électorale à cause d'une mésentente sur des listes ou un élu pour les présidentielles ou un truc de ce genre. Cela donnera un message très négatif à l'électorat. C'est pour cela que je propose que l'alliance et de préférence parti ait dès sa formation un règlement interne et une organisation claire et ne repose pas sur des arrangement qui ne sont valable que pour cette période. Il faut que tous les participants également de leur appartenance politique antérieure et fondre dans le groupe. Je propose un exemple de mini constitution :

  1. Un comité exécutif de 12 personnes dont un président, un secrétaire générale, un vice président, des portes parole qui est élu par le comité central.
  2. Un comité central (une sorte de parlement) élu par les militants du parti et formé par 87 membres élus et 33 représentants des comités régionaux (33 circonscriptions des tnelec) qui prend par vote les grandes décision du parti.
  3. Des comités expertes de programme en économie, finance, droit, affaires social, culture, environnement etc. qui se chargent d'élaborer les programmes du parti et ses choix stratégiques par domaine. Les recommandations de ces comités sont validées par le comité central pour être adoptées.
  4. Un comité de communication qui se charge de la relation avec les média, l'image du parti et la préparation des campagnes électorales. Il faut travailler sur une identité visuelle proche des tunisiens.
  5. 33 comités régionaux chargé de représenter le parti dans différents régions avec les bureaux locaux (les 33 circonscriptions des tnelec).
  6. Le choix des représentants du parti pour les différentes élections se fait par vote des militants à des échelles différentes (national pour le président, régional pour les députés, local pour les conseiller municipaux). Chaque candidat au vote s'engage sur l'honneur de ne pas se représenter en tant qu'indépendant s'il perd les élections du parti.
  7. Le choix des fonctions administratives et ministérielles se fait par le mérite et les élections. Le comité experte propose les candidats selon leurs compétences et dossiers et le comité central tranche par vote.

26 décembre 2011

Les investisseurs sont les bienvenus mais à conditions ...

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L'un des grands soucis pour l'économie tunisienne pendant cette période est que le nouveau gouvernement fasse des concessions à des investisseurs étrangers afin d'absorber le chômage sans aucun plan de relance économique claire. Ces soucis sont particulièrement liés des licences d'exploitation de terrains agricoles, de zones touristiques ou de ressources naturelles et énergétiques que le gouvernement pourrait à des investisseurs étrangers. Les conséquences d'une mesure pareille, même si elle va résoudre un problème temporaire de liquidité ou de chômage, peuvent être graves et néfastes non calculé sur l'économie tunisienne à long terme.

Ces derniers jours, on parle par exemples de méga projets touristiques énorme financés par des pays du golfe et de l'intention d'étrangers d'investir dans l'agriculture et dans l'immobilier comme fut le cas au Maroc par exemple. On peut se réjouir des milliers de postes d'emploi que nous pourraient générer ses projets ou de la bouffé de devise que ça donnera au départ. Mais on ne se rend pas compte après des des dangers que cela puisse engendrer sur notre économie et sur la souveraineté de notre pays. Le meilleur exemple que je trouve est la cas de beaucoup d'habitants dans les régions intérieures qui ont bradés leurs terrains et se sont contenté de travailler dans leurs anciens champs contre des salaires misérables. Après, quand les terrains sont devenus productifs et les investisseurs ont fait fortune, les anciens propriétaires ont commencé à crier une injustice. L'argent des terres a été gaspillé dans des biens de consommation. Si on vend nos plages et terres aux saoudiens, aux qatari, aux français et aux américains, que se passera-t-il? Ils embaucheront des tunisiens mais la valeur ajoutée des projets et de notre belle nature iront directement dans leur poches. Un hôtel saoudien achèterait une soda du marché local à 600 millimes pour la facturer à un touriste français à 3 euros. Le serveur tunisien qui servira la canette au français servira le même jour 100 autres et touchera 12 dinars peut être par jour. Donc au total le saoudien aura fait 3 euros de 720 millimes! Le directeur de l'hôtel sera français ou américain. La main d’œuvre sera tunisienne bradée avec quelques indiens capables de mieux communiquer avec des touristes anglo-saxons. 

De même, le japonais, le qatarien et l'italien viendront planter des tomates sur nos terres pour les exporter en Europe en Asie. La Tunisie aura des miettes sous formes de salaires en monnaie locale. En contre partie, nos nappes phréatiques seront épuisées et nos terres seront appauvries. Ces investisseurs bénéficieront également d'avantages fiscales et douanières plus importantes que leur confrère tunisien.
 
Ce genre de projet ne requiert en plus pas des compétences dont nous ne disposons pas. Donc, pourquoi pas aspirer d'avoir des projets 100% Tunisiens dans les domaines du tourisme, immobilier et agriculture. Pour ce faire, il faut encourages les investisseurs tunisiens à plus investir dans ses projets. Quand il s'agit d'un projet lucratif, je ne vois aucun inconvénient que l'état commence le projet même en s'endettant. Quel est le problème de s'endetter si cela va déboucher sur un projet lucratif qui donnera des résultats. Le remboursement des prêts peut se faire des bénéfices du projet. L'état peut après céder ces entreprises une fois mis sur les rails à des investisseurs locaux ou dans le cadre d'introductions en bourse.

Un autre concept fait peur : encourager l’acquisition de banques ou d'entreprises tunisienne à valeur ajoutée à des fonds étrangers pour avoir des fonds destinés à résoudre des problèmes urgents. Garder un projet lucratif et s'endetter est mieux car les bénéfices de ce qu'on vendra est capable de rembourser le prêt. Un père a un enfant malade et cherche à le soigner. Le père a une camionnette. Il a deux choix, partager sa camionnette avec un associé et soigner son fils ou prendre un prêt bancaire pour payer l'opération. La deuxième option est mieux car le revenu de la camionnette peut rembourser le prêt et ses intérêts. Le plus mauvais exemple est l’acquisition de Tunisie Télécoms par les émiratiens. En effet, les bénéfices de ce projet national venu du budget du tunisien vont dans les poches des  émiratiens. En plus, ils nous imposent des compétences de l'étranger alors qu'on dispose des équivalents.

Il ne faut tomber dans la précipitation et chercher des solutions faciles. Il faut plutôt prendre en considération l’intérêt du pays à moyen et à long terme. On peut opter maintenant pour des mauvais choix que nous et  plusieurs générations payeront les conséquences. A mon humble avis, il faut essayer d'attirer les projets qui absorbent de la main d’œuvre sans pour autant puiser dans les ressources naturelles du pays. Il faut également donner priorité aux projets développés afin d'assurer le transfert de technologie.

Mes exemples sont simples. Je ne suis pas non plus un connaisseur du domaine économique mais j'essaye de faire travailler mes neurones par amour pour mon pays.

17 décembre 2011

Un an plus tard ! Justice n'a pas été faite, on attend encore le développement

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Le 17 décembre 2010, une révolution à démarré
Un an plus tard, je suis inquiet plus que jamais pour mon pays
Je suis triste pour tous ces pauvres, tous ces misérables, tous ces chômeurs
Les martyrs n'ont pas demandé qu'on pleure sur leurs tombes, mais que justice soit faite



La révolution du peuple de mon pays a été volée par des opportunistes, affamés, menteurs, imposteurs, hypocrites, marchands de religion et de principes, ...

15 décembre 2011

Le laïc, les islamistes et les hommes d'affaires

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S'il y a un parti qui m'intrigue, me surprend et m'inquiète ça serait le Congrès Pour la République. Le CPR est-il vraiment un parti politique ou une association de personnes venues pour des objectifs momentanées? Le CPR résistera-t-il après que les fins politiques de ses membres soient exhaussés?

Une des particularité de ce parti est d'avoir réuni plusieurs idéologies et milieux différents.

Le Président du parti Moncef Marzouki est un militant de droit de l'homme. Il fait partie des yousséfistes et s'est converti au nationalisme arabe. Lors des meetings du CPR, on distingue à peine le drapeau tunisien entre les drapeaux des différents pays arabes. La libération de Palestine et l'arabisation étaient au coeur du programme électoral de Marzouki. Son alliance douteuse avec Ennahdha lui a perdu beaucoup de ses partisans ayant voté pour un militant laïc pour se retrouver alliés d'un parti à idéologie islamiste. Marzouki n'est plus la même personne aussi. Il a accepté un poste honorifique, lui qui a tout le temps promis un rôle déterminant sur la scène politique et de nettoyer le pays des corrompus et des gens qui ont tué et torturé les tunisiens. 
Photo de Moncef Marzouki avec le leader d'Ennahdha Cheick Rached Ghannouchi.
Les pouvoirs très réduits de Marzouki donnent l'impression que l'ambition de la présidence était plus forte que les promesses et les principes [texte de l'OPP donnant de faibles pouvoirs à Marzouki]. J'ai un avis différent sur ce point. Je commence à me demander si Marzouki contrôle vraiment son parti. Plusieurs indices plaident contre cette théorie. En effet, quand Marzouki a proposé un référendum inconditionnel sur la constitution, son parti a voté contre lui et en faveur d'Ennahdha. Marzouki a-t-il été renversé de la tête de son parti et la présidence n'est qu'une prime de fin de service? Marzouki, isolé, trahi a concédé.

Le début n'était pas du tout prometteur. Le nouveau Raïs à commencé son premier discours de président  par une classification bête de la Tunisie en femmes voilées et non voilées. J'espère, sur le point Moncef Marzouki, que la Tunisie n'a pas perdu un grand homme et militant. Car la Tunisie a besoin des hommes intègres, courageux, utopiques comme Marzouki tel qu'on l'a connu ses vingts dernières années.
Le laïc est entouré par des islamistes donc l'idéologie est plus proche d'Ennahdha que du CPR. Nous citons Abdelrraouf Ayedi, Samir Ben Amor, Imed Daïmi, et Mohamed Abbou. La tête de liste du CPR à Monastir, un certain Chemli, était l'un des  organisateurs du meeting d'Ennahdha en Avril dernier. Cette présence massive des partisans d'Ennahdha lui a valu le titre moqueur de Congrès Pour la Nahdha.

Abderraouf Ayedi, avoacat et "président par intérim du CPR" depuis décembre 2011.
PV de L'assemblée du groupe parlementaire CPR pour la nomination de Abderraouf Ayedi en tant que secrétaire général du parti
Le parti compte dans son élite le syndicaliste Tahar Hmila ou Am Taher connu par son mépris au comité central de l'UGTT. Tahar Hmila a fait beaucoup parler de lui lors de la première séance de l'assemblée constituante qu'il a présidé la séance où encore par sa théorie de nouvelle 7 novembre commanditée par Ennahdha, le CPR et Iadh Ben Achour [Vidéo où Taher Hmila parle du complot]. Autres figures emblématiques Abdelwahab Maatar et Naziha Rjibi connu sous Oum Zied et auteur de la lettre historique à Ben Ali après le putsh du 7 Novembre. Oum Zied est retourné au CPR pour selon elle faire barrière à Ennahdha. La mission sembre difficile car elle est entouré par un armada de nahdhaouis. Un signe supplémentaire de l'éclatement de ce parti qui vient d'être ravivé par les échanges de communiqués entre Ayedi et Maatar [A.Maater sur Chams FM: Abderraouf Ayadi n'est pas le secrétaire général du CPR]. Le premier réclame l’intérim à la présidence du parti et le deuxième déclare qu'aucune décision n'a été prise dans ce sens.


Photo lors d'un meeting du CPR, les drapeaux des pays arabes sont fort présents.
Le CPR se dit innocent de l'argent politique et  propre de toute présence de l'ancien régime et vante cette qualité. Ce n'est pas le cas à priori sur le terrain. En effet, le CPR compte parmi ses membres Nasr Chakroun le patron de 3S Globalnet second ISP du pays. On parle beaucoup dans les média de la relation de cet homme avec Slim Chiboub le gendre du président sortant [Lien sur un article de sami Ben Abdallah]. Le nom de Dhamir Mannai [Page linkedin de Dhamir Mannai] candidat du parti pour le ministère de l'industrie a fait surface récemment. En plus, comme son CV l'indique, Dhamir Mannai était un ancien cadre de Tunisie Télécom et conseillé de son PDG. Lui qui est expert en sécurité informatique dans une période ou Ben Ali pratiquait la censure et l'espionnage de ses citoyens. Dhamir Mannai cumulait également son poste à TT avec un autre à une boite privée en sécurité informatique.

L'avenir du CPR après le départ de Marzouki ne semble prometteur. L'homme était rassembleur pour les membres hétérogènes de sont parti. En effet, les divergences sont fortes et les prémisses de l'éclatement deviennent de plus en plus visibles. La succession de Marzouki intéresse plus qu'un candidat. Les principaux prétendants seraient Maatar ou Oum Zied [Tunisie. Oum Zied prendrait-elle les commandes du Cpr? sur Capitalis] et Ayedi. En plus, le partage des postes ministériels accordés au CPR a mené à des gagnants et des perdants qui cherchent une place dans la carte du CPR. Dans les votes au sein de la constituante, on sent même que certains députés du CPR sont gênés et lésés par le ligne directrice du parti et son vote inconditionnel avec Ennahdha parfois contre leurs convictions. La dernière raison est une raison purement idéologique :  au CPR il y a un clan pro Ennahdha et le clan anti Ennahdha. 

La base du CPR est tiraillée par ce conflit et par les récentes positions du parti. Beaucoup se sentent trahis par car ils ont voté pour un Marzouki qui a promis de prendre la justice et l'intérieur pour nettoyer et a fini par ne pas tenir sa promesse. D'autres ne pardonneront pas au CPR son alliance avec Ennahdha, surtout qu'ils ont voté pour Moncef Marzouki le laïc qui a toujours présenté des garantis sur ce point. Le CPR semble de plus en plus éffacé sur ce point. Il y a également des gens qui continuent à soutenir le CPR pour plusieurs raisons dont Marzouki lui même. Mais quelle sera leur réaction après le départ de ce dernier du parti?

Le prochain congrès du Congrès sera déterminant pour l'avenir du parti.

12 décembre 2011

La Tunisie et Marzouki méritent Mieux

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Si la manière et les circonstances étaient différentes, je serais le premier à applaudir et sauter de joie. Que Moncef Marzouki, l'homme qui passé sa vie à militer pour les droits de l'homme et luter contre la dictature et l'oppression soit élu président de la Tunisie après sa révolution aurait été le meilleur et l'heureux aboutissement de la révolution Tunisienne. 



J'aurai bien aimé Marzouki président suite à des élections pas des arrangements. J'aurai aimé voir un Marzouki avec des pouvoirs plus importants. J'aurai aimé voir Marzouki fidèle à ses valeurs et ses croyances. Mais hélas, je ne vois et ça reste subjectif, que l'ombre de Marzouki.

Marzouki n'est plus maitre chez soi. L'histoire retiendra que le jour le Président a voulu demander l'avis de son peuple sur la nouvelle constitution par un référendum inconditionnel, son parti a voté contre lui.

Marzouki a accepté un rôle de président honorifique sans pouvoir. Il a accepté en même temps que le premier ministre ait de larges pouvoirs qui nous rappellent une page qu'on a hâte de tourner.

Marzouki, le défenseur des droits de l'homme et son parti ont voté contre le droit des binationaux pour devenir président de leur pays, contre la séparation des pouvoir et contre la limitation de la durée de l'assemblée constituante.

Marzouki a tant promis pendant sa campagne de prendre les ministères de l'intérieur et de la justice afin de "nettoyer" le pays des corrompus et des voleurs. Finalement, il a laissé tomber ses promesses et principes pour un poste de président sans pouvoir.

J'espère que je me trompe et que le pouvoir ou plutôt le palais n'a pas changé et ne changera pas Marzouki. car la Tunisie sera le grand perdant.

J'espère de tout mon coeur que vous seriez, Monsieur le président, à la hauteur de cette mission et qu'on retrouvera bientôt le vrai Marzouki et l'homme de principe qu'on a toujours respecté.


10 décembre 2011

مسكين الزوالي في تونس بعد الثورة

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اليوم هو اليوم العالمي لحقوق الإنسان. العديد من الشعارات رفعت مثل مناهضة التعذيب وعقوبات الإعدام وحرية التعبير. هذه شعارات جيدة وأساسية ولكن الشعب التونسي اليوم في طريقه إلى فقدان حق أساسي ومهم أكثر وهو حقه في عيشة كريمة او حقه في العيش والأكل. أقصد هنا غلاء المعيشة والأسعار الذي أصبح يهدد حياة التونسي ويساهم في تفشي الفقر والجوع نعم الجوع.


اليوم قررت وأنا في المغازة العامة أن انتبه إلى الأسعار وأقوم بمقارنة وصدمت لغلاء المعيشة. ذهبت لشراء بعض اللحم و الخضر ممنيا نفسي بأن أقوم بالضغط على المصرف من خلال إعداد وجبة في المنزل وتجنب الأكل في مطعم. أول صدمة هي كلوغرم الإسكالوب ب-11.9 دينار أي 12 دينار. لحم الديك الرومي يساوي الأن ثمن اللحم الأحمر من بقر وضأن ما قبل الثورة. أنا من طبيعتي أن اشتري أيظا ياغورت ستيل لأسباب عدة منها انو منتوج وطني مقارنة بدانون وانه أقل سعراً من الماركات الأخرى. ياغرت ستيل الذي كان ب-220 مليم أصبح ب 260 مليم أي بزيادة 20%. دليس دانون أصبح  ب-300 مليم. هذا يعني إنو صاحب عائلة فيها 6 أفراد يجب أن يدفع دينارين من أجل أن يأكل الياغورت.

لن أتكلم عن أسعار الغلال لأنها أصبحت من المنتوجات الراقية في بلد يعتمد أساسا في اقتصاده على الفلاحة ويتمتع باراضي خصبة. الحليب والسكر وهما من المواد الأساسية أيضاً أصبحا ناديرين ولم يعودا في متناول الجميع.

المقاهي التي كانت الملجأ الأساسي للعاطلين عن العمل أصبحت أيضاً صعبة المنال فسعر القهوة صعد من 400 إلى 600 مليم في سنة. المقاهي في النصر والمنزه والبحيرة والمرسى اثمانها أصبحت فلكية فثمن قهوة لافازى يقارب أجر العمل اليومي لعمل بناء ويفوق عامل التنظيف والمناولة! ثمن كسكروت التن أيضاً أصبح يقارب الدينارين. أضف إلى ذلك أسعار التبغ والمحروقات وكراء العقارات التي ارتفعت اسعارها مع قدوم حوالي مليون ليبي للعيش بيننا.

مسكين الزوالي في تونس بعد الثورة.

  

3 décembre 2011

#OccupyBardo

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برشة توانسة ماشي في بالهم إلي إعتصام باردو هو إعتصام ضد النقاب أو الإسلام
لا مش صحيح

إعتصام باردو يتبنى مطالب ضد أي مشروع دكتاتوري جديد في تونس. من بين هاذي المطالب
  • حق جميع التونسين في بث مباشر لمباحثات المجلس التأسيسي ليعرف كل تونسي مواقف النائب إلي اختاروا باش يمثلوا
  • منع وضع جميع السلطات في يد رئيس الحكومة الجديد مثلما كانت في يد بن علي سابقا والنتيجة تعرفوها
  • حق الشعب التونسي في إستفتاء على الدستور
  • منع مشروع قانون يلزم بتوفر 2/3 من النواب لإسقاط الحكومة، أي انو الحكومة ممكن تواصل رغم معارضة أكثر من نصف النواب عليها
  • تكريس ألفصل بين السلط من خلال عدم تصويت الوزراء على مشاريع القوانين المقترحة
أخي التونسي اختي التونسية، التجمع وبن علي ما سلم منهم حتى تونسي بما فيهم التجمعين أنفسهم ... صراعنا من أجل تونس أفضل لكل التونسيين مهما كانت ألوانهم

1 décembre 2011

Lancement d'un nouvel indice Tunindex 20

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Un indice en finance est une mesure d’évaluation d’un marché financier. Il traduit la santé d’un marché et sont évolution dans le temps représente la tendance du marché. Au niveau national, la Bourse des Valeurs Mobilières de Tunis (BVMT) dispose d’un indice appelé Tunindex qui est calculé à partir d’une cinquantaine de titre du marché principal et alternatif. On trouve également des indices sectoriels qui reflètent les secteurs de l’économie comme le secteur industriel, bancaire, immobilier, etc. En tout, il s’agit de 12 indices sectoriels. Dans le monde, les indices les plus connus sont le Down Jones, le Nasdaq, SP500, Nikkei 225, le Footsie et le CAC40.

En général, un indice est calculé à partir de la valeur actuelle des actions par rapport à une valeur de référence (ancien prix). Les actions sont pondérés par deux facteurs qui sont le Free Fload (flottant) et Capping coefficient (Facteur de plafonnement). Le premier facteur traduit le nombre d’actions échangeables sur le marché financier par rapport au nombre total d’actions de l’entreprise. Le deuxième coefficient permet dans le cas tunisien à respecter la limite maximale de 15% de sa capitalisation boursière dans le calcul du Tunindex. Actuellement, toutes les entreprises ont un coefficient de 1 à l’exception de la Banque de Tunisie.

La BVMT a annoncé en cours de la semaine dernière la création d’un nouvel index à partir de début de 2012. L’indice portera le nom “Tunindex 20” et sera calculé sur les 20 plus grandes capitalisations boursières et les valeurs les plus liquides. Cet indice présentera une nouvelle mesure transparente de la santé du marché financier Tunisien pour  les investisseurs Tunisiens et étranger.

La composition du nouvel indice va inclure d’après la BVMT les 15 plus grandes capitalisations bancaires et les cinq valeurs les plus liquides. Les plus grandes capitalisations boursières en Tunisie en ce moment sont le Groupe Poulina Holding avec un 1.5 milliard de dinars suivi les banques BIAT, BT, Attijari, Amen Bank, UBCI, UIB, BH, ATB et BNA. D’autres possibles candidats seront la SFBT et Cimenterie de Bizerte et Monoprix. Quand aux valeurs, les plus liquides, Cimenterie de Carthage reste par excellence la valeur la plus liquide sur le marché depuis des mois.  Nous ajoutons également SOMOCER, GIF et SITS. Nous remarquons que le nouvel indice sera dominé par les valeurs du secteur bancaire avec neufs valeurs et l’absence de certains secteurs comme le transport, l’agriculture, l’énergie et le tourisme. Beaucoup d’acteurs économiques ne sont pas encore introduits en bourse comme les opérateurs télécoms, STEG, CPG, etc. La composition du nouvel indice sera révisé chaque année en décembre. Des révisions trimestrielles exceptionnelles sont aussi possibles.

Tunindex 20 sera certainement un nouvel indicateur économique intéressant en attendant plus de signaux positifs de l’économie Tunisienne après une année difficile.